Début tout en douceur

Le projet de médiation culturelle Ça danse en moi, réalisé en collaboration avec le CAVAC et l’artiste Sarah Dell’Ava, a récemment débuté. Cette médiation s’inscrit dans une continuité de collaborations entre Circuit-Est et la chorégraphe, qui ont déjà transformés plusieurs dixaines de participant·e·s au fils des années grace à son approche sensible du corps, de l’écoute et de la relation à l’autre. Pour cette médiation, Sarah Dell’Ava est accompagnée l'artiste Laurie-Anne Langis (assistance chorégaphe), ainsi qu’Annick Cartier (psychoéducatrice), afin de proposer au groupe une prise an charge bienveillante et multidisciplinaire.

Dès les premières séances, le groupe s’est réuni autour d’un cadre commun visant à créer un espace sécurisant, propice à l’exploration et à l’expression. Ces premiers moments ont été consacrés à la rencontre, à l’établissement d’un climat de confiance et à l’entrée progressive dans la démarche proposée.

L’approche de Sarah Dell’Ava, à la croisée de la danse contemporaine et de la médiation culturelle, permet d’ouvrir des espaces d’expérimentation accessibles à toutes et tous, sans prérequis techniques. À travers des propositions simples, centrées sur la présence, l’écoute et la perception du corps dans l’espace, les participant·e·s sont invité·e·s à explorer de nouvelles façons d’entrer en relation avec soi-même et avec les autres.

Les trois premières séances ont permis d’installer une dynamique de groupe progressive. Les participant·e·s ont commencé à s’approprier les outils proposés, à développer une attention fine à leurs sensations et à expérimenter des formes de communication non verbale. Ces explorations ont donné lieu à des moments de jeu, de surprise et d’écoute partagée, révélant déjà la richesse du processus en cours.

La danse, dans ce contexte, agit comme un vecteur d’expression et de transformation. Elle permet de contourner les mots lorsque ceux-ci sont insuffisants, d’explorer d’autres formes de présence et de relation, et de créer des espaces où chacun·e peut se découvrir autrement. Au-delà de la pratique artistique, elle devient ici un outil de lien, de confiance et d’ancrage collectif.

Au fil des rencontres, un espace collectif se dessine, où chacun·e peut trouver sa place et contribuer à une expérience commune. Cette dimension relationnelle est au cœur du projet Ça danse en moi, qui cherche à rendre visible et sensible ce qui se joue dans le corps et dans le lien aux autres.

Les prochaines séances permettront de poursuivre et d’approfondir ce travail, en laissant émerger progressivement les récits, les gestes et les expériences propres aux participant·e·s.

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